Le senior

Aujourd’hui, du fait de l’allongement de la durée de la vie, une nouvelle période identifiée entre l’âge adulte et la vieillesse , la seniorescence, fait émerger des problématiques nouvelles.

La première étape de la seniorescence à surmonter est la retraite. Cette période, souvent vécue comme des « grandes vacances » au départ,  peut rapidement céder à un sentiment de vide, particulièrement pour ceux qui étaient très actifs et dont le principal centre d’intérêt était le travail.

Face à soi même, la retraite peut se transformer en retrait voire en repli sur soi. Mais cette nouvelle étape peut aussi se transformer en un nouveau projet de vie à travers de nouvelles activités, des transformations profondes, une remise en question…

Généralement, les séniors consultent un psychologue pour des problèmes qui peuvent être par exemple des troubles cognitifs  de la mémoire, de l’attention,  ou de l’orientation.

Mais des troubles de mémoire ne doivent pas forcément faire craindre d’être atteint d’une maladie d’Alzheimer !

Quelques chiffres : parmi les personnes qui consultent dans les services spécialisés pour les troubles de la mémoire, ou du comportement,

  • 30% souffrent de maladies neuro dégénératives, de type Alzheimer ou autre.
  • Dans 30% des cas, il s’agit de difficultés d’origine psychologique (dépression, anxiété, choc émotionnel, manque d’attention, esprit préoccupé…).
  • Dans 20% des cas, ces troubles sont liés à une lésion cérébrale (accident vasculaire, traumatisme crânien etc.).
  • Les autres ne présentent aucun dysfonctionnement.

Il est important de repérer si ces troubles sont d’origine psychologique, ou d’origine organique, c’est-à-dire liés à une maladie dégénérative du cerveau telle  que la maladie d’Alzheimer.

Devant certains symptômes, une collaboration entre médecin, neurologue, et psychologue s’avère  indispensable afin de faire les examens nécessaires à l’établissement d’un diagnostic, puis à la mise en place d’un traitement adapté.

Devant de simples troubles de la mémoire d’origine psychologique, le psychologue peut aider la personne à mettre en place des stratégies au quotidien pour préserver ses capacités cognitives, et aussi intervenir sur les origines des troubles.

Dans le cas d’une maladie neuro dégénérative il accompagne le patient mais intervient surtout auprès de l’entourage de la personne pour lui expliquer la maladie, l’aider à organiser la vie quotidienne, exprimer sa souffrance devant une telle situation et accepter cette épreuve. Si cela est nécessaire, une prise en charge à domicile peut se mettre en place.

Après la séniorescence survient la vieillesse. La perte d’autonomie, la maladie ou la survenance de certains événements comme la mort de proches font petit à petit passer du « je mourrai un jour »  à « je mourrai bientôt ». Confrontée à la proximité de sa mort, la personne âgée peut être aidée à donner un sens à sa vie, à son histoire, à se recentrer pour accéder  à l’acceptation et à la paix intérieure.