LA MOTIVATION

Sans un minimum de motivation, rien ne se fait, rien ne se crée.

Elle est notre force motrice, qui nous invite à passer à l’action et rend vivant et efficace ce que nous faisons.

Quand elle s’absente, ce qui nous animait hier semble avoir perdu sa saveur.

On se sent lourd, sans énergie. Mieux comprendre quels sont ses ressorts et ses freins peut nous aider à la retrouver au moment où elle nous fait défaut.

Quelques définitions:

La motivation est, dans un organisme vivant, la composante ou le processus qui règle son engagement pour une activité précise.

Elle en détermine le déclenchement dans une certaine direction avec l’intensité souhaitée et en assure la prolongation jusqu’à l’aboutissement ou l’interruption.

Cette notion se distingue du dynamisme, de l’énergie ou du fait d’être actif.

De nombreuses théories de la motivation existent

De toutes ces théories, on peut globalement retenir que la motivation est un système variable et complexe où de multiples facteurs internes et externes entrent en interaction.

Par exemple, on ne mange pas toujours parce qu’on a faim, ou qu’on a accès à un bon repas, la faim peut être déclenchée par la vue de la nourriture et / ou par la sensation de faim, un même aliment peut déclencher le fait de manger si on a faim ou pas si on est repu….

La théorie de la motivation la plus connue est celle d’Abraham MASLOW avec sa fameuse pyramide :

Elle repose sur l’hypothèse d’une hiérarchie de cinq besoins propres et personnels à tout individu qui sont :

Les besoins physiologiques pour la survie = besoin d’air, d’eau, nourriture…

Les besoins de sécurité, qui englobent tout ce qui est du ressort de la protection contre les agressions physiques et émotionnelles = avoir un logement, un travail, de l’argent

On recherche par exemple à satisfaire les besoins physiologiques avant les besoins de sécurité : c’est pour cela que dans une situation où notre survie serait en jeu, nous sommes prêts à prendre des risques.

Les besoins d’appartenance ou besoins sociaux où l’on trouve les notions d’affection, d’intégration à un groupe d’amitié = avoir des amis, se sentir apprécié

Les besoins d’estime : qui englobent au niveau interne, l’estime de soi, l’autonomie et l’accomplissement et, au niveau externe, le statut, la reconnaissance, et l’attention.

= être reconnu, avoir de l’estime de soi et des autres

Les besoins de réalisation de soi : qui procurent l’énergie permettant de devenir ce que l’on est. Développement personnel, exploitation de ses potentiels et accomplissement de soi

= progresser, se développer, accomplir quelque chose

Ainsi, le modèle de Maslow repose sur le postulat où l’individu passerait d’un niveau à l’autre une fois seulement les besoins du niveau inférieur satisfaits ; or tout être humain n’a pas nécessairement ce mode de hiérarchisation de ses besoins, tant dans sa vie personnelle que professionnelle. A un moment donné, ces besoins peuvent être simultanés voire contradictoires…

Et personne n’ayant les mêmes besoins (hormis nos besoins vitaux), ni les mêmes valeurs, il appartient donc à chacun de découvrir ce qui « charge » ou « décharge » sa motivation

Par contre, ce qui reste valable pour nous tous, c’est que si l’on s’engage dans un projet qui répond à nos besoins et fait écho à nos valeurs fondamentales, nous tirerons du plaisir à le mener à bien.

Mais tout d’abord, comment se démotive-t-on?

La motivation s’absente lorsqu’on se trouve en désaccord avec ce qui, pour nous, est essentiel. Or, nombreux sont les facteurs susceptibles d’y contribuer.

Des facteurs de nature interne :

Avoir mis la barre trop haut par rapport à ses possibilités (vouloir décrocher la lune !) ;

Traverser une phase de profondes mutations intérieures, au cours de laquelle nos valeurs, voire nos besoins fondamentaux, sont remis en question.

Des facteurs de nature externe :

Un brusque changement dans notre vie personnelle ou professionnelle

Une déception, une perte douloureuse

Une déperdition de stimulations, d’encouragements

Un trop plein de soucis

Un manque ou un excès de responsabilités…

ET SURTOUT……………………….LA ROUTINE

= habitude mécanique, irréfléchie, et qui résulte d’une succession d’actions répétées sans cesse

= ensemble d’actions, de gestes faits mécaniquement

= ensemble bien établi d’habitudes qui crée un état d’apathie, une absence d’innovation et de motivation

Il suffit quelquefois d’un petit changement dans la façon dont nous menons notre vie, pour reprendre de l’allant et redonner du sens.

Pour traverser de façon moins inconfortable ces phases où l’on a l’impression de tourner à vide, il peut être utile aussi de se rappeler qu’elles vont souvent de pair avec nos grands remaniements intérieurs.

Or, ce qui nous affecte, durant ces périodes de « maturation » (mal-être, sentiment d’insatisfaction, de vide, de manque…), c’est aussi ce qui, au final, va nous pousser à chercher du nouveau et à trouver de nouvelles voies de satisfaction.

La motivation personnelle n’apparaît pas toute seule au réveil, elle est le fruit d’une réflexion, d’une remise en question perpétuelle. C’est la définition d’objectifs concrets, réalisables et profitables qui vous permettra de l’améliorer.

Pour trouver la motivation personnelle et en faire un état d’esprit concret, il apparaît donc nécessaire de

Mettre en lumière ce que vous attendez de votre quotidien

Mettre du sens dans ce que vous faites: se rappeler pourquoi on a choisi notre métier?  pourquoi on est là, ce qu’on peut apporter et à qui?

Voir au-delà de ses tâches

ET…………………….

Mettre du PIMENT et des petits plaisirs dans la vie quotidienne.